Le destin des Âmes – Ophélie Mesturoux

Après m’être un peu laissée emporter par ma rentrée universitaire et, du coup, avoir laissé à l’abandon ce blog pour quelques temps, je reviens enfin avec la chronique d’un livre que j’ai connu directement grâce à son auteur, Ophélie. Je félicite d’ailleurs une nouvelle fois cette dernière si jamais elle passe par-là, car c’est son premier roman. C’est toujours chouette de voir de jeunes gens réaliser leur rêve de se faire publier.

couv74690828.jpg« Morgane Priest est une Âme. Une personne dont l’âme se réincarne de siècle en siècle jusqu’à ce qu’elle retrouve son Âme-Sœur et qu’elles accomplissent ensemble le destin auquel elles ne peuvent échapper.
Quelques mois après l’apparition de ses pouvoirs, signe qu’elle est une Âme, la jeune fille fait son entrée à l’Institut Landsburg, un lycée destiné à former ces êtres d’exception à l’utilisation de leur don et à la connaissance de leurs semblables et de leur histoire.
Les liens se créent très vite entre Morgane et ses camarades, faits d’amitié et de tension. Mais quand des disparitions surviennent au sein de la prestigieuse école, c’est le destin qui se remet en marche. Élèves et professeurs devront s’unir pour découvrir l’origine de ces mystérieux enlèvements. »

212 pages, publié chez Anyway Editions le 20 septembre 2016

LA CRITIQUE

J’ai alors avalé en quelques heures à peine sous format ebook Le destin des Âmes, où l’on va rencontrer Morgane Priest, l’héroïne principale, qui est ce que l’on appelle « une Âme ». Pour information, une Âme est un être qui, en plus de posséder des dons magiques, se réincarne de siècle en siècle dans le but de trouver son Âme-Sœur pour qu’ensemble, ils puissent accomplir leur destin. Une idée de base qui, je trouve, est très originale et a tout de suite piqué ma curiosité au vif !

Morgane donc, après la découverte de son pouvoir, fait ses valises et part au très célèbre Institut Landsburg afin d’y suivre des études spécialement consacrées aux Âmes. Si le cadre paraît idyllique et les études de la jeune fille promettent d’être passionnantes, tout n’est pas si simple qu’il n’y paraît, car Morgane doit apprendre à maîtriser ses pouvoirs, mais aussi ses émotions face à diverses personnes. Mais quand des élèves se mettent mystérieusement à disparaître, l’héroïne ignore que c’est le destin qui se met en marche…

J’ai beaucoup aimé ce roman, qui a l’avantage de se lire très vite. Trop vite, justement, peut-être ? Mais je reviendrai après sur ce point. Déjà, on est très vite immergés dans l’univers : l’écriture est simple, imagée, et a personnellement beaucoup fait travailler mon imagination face à, par exemple, l’Institut Landsburg que j’ai imaginé tel un vieux manoir anglais aux magnifiques jardins parfaitement entretenus et aux pièces pleines de charme. Quand mon esprit s’imagine des choses en lisant, c’est que l’histoire me plait, et c’est donc un bon point pour ce livre. Les personnages sont quant à eux réalistes et plein de charme (malgré le caractère de cochon d’un certain personnage, je n’ai pas pu m’empêcher de l’apprécier, par exemple). J’ai aussi beaucoup apprécié le fait que les Âmes aient des pouvoirs, tous différents bien-sûr, mais qui se complètent entre Âmes-Soeurs. Paul Verlaine et Arthur Rimbaud, pour citer un exemple du livre qui parlera à tout le monde, sont par exemple lés par la poésie et les mots. En continuant sur les Âmes, ce qui m’a également beaucoup plu, c’est que les Âmes-Sœurs ne se cantonnent pas seulement à un lien amoureux. Des Âmes-Sœurs peuvent être aussi des amis très proches, et ça, j’aime. L’intrigue, elle, suscite de l’intérêt, mais reste tout de même assez prévisible sur certains points que j’avais devinés depuis le début. Mais pas tous, quand même, je vous rassure !

Pour passer aux quelques points négatifs que j’ai pu trouver à cette lecture, je pense que l’histoire en général manque de descriptions. J’ai été un peu frustrée de ne pas avoir plus de détails et de caractéristiques sur les jardins de l’Institut, par exemple, en grande amoureuse de la nature que je suis, ou même de l’intérieur de l’Institut. De plus (bon, c’est peut-être mon côté Tolkien qui pointe le bout de son nez), mais j’aurais aimé en savoir plus sur l’univers en général : sur les pays, les Âmes et l’Histoire… c’est un monde qui mérite d’être exploité et fouillé. Il est également vrai que l’histoire en elle-même est assez courte, mais ça ne m’a personnellement pas posé de problème, car le récit est très immersif, et les pages défilaient toutes seules tellement je voulais savoir le fin mot de l’histoire. Fin mot qui, d’ailleurs, m’a laissée légèrement sur le derrière, et je déteste quand même un peu l’auteur pour ça ! (Bon, juste un peu).

Ce fut une bonne lecture, et tout cela laisse présager un univers riche en émotions et en aventures. Pour un premier roman, c’est réussi !

16/20

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Harry Potter et l’Enfant Maudit – Une fanfiction meilleure que les autres ?

HARRY POTTER AND THE CURSED CHILD – J.K ROWLING, JACK THORNE & TIFFANY JOHN
(Fantastique/Jeunesse) 

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« Être Harry Potter n’a jamais été facile et ne l’est pas davantage depuis qu’il est un employé surmené du ministère de la Magie, marié et père de trois enfants. Tandis que Harry se débat avec un passé qui refuse de le laisser en paix, son plus jeune fils, Albus Severus, doit lutter avec le poids d’un héritage familial dont il n’a jamais voulu. Le destin vient fusionner passé et présent. Père et fils se retrouvent face à une dure vérité : parfois, les ténèbres surviennent des endroits les plus inattendus. »

352 pages, publié chez Little Brown and Company, le 31 juillet 2016.

LA CRITIQUE (SANS SPOILERS)

Avant de commencer à lire Harry Potter and The Cursed Child, je crois qu’il faut mettre quelques petites choses au clair. Tout d’abord, sachez que vous aurez entre vos mains le script de la pièce de théâtre, et qu’en effet, J.K Rowling n’a pas écrit l’histoire, mais a simplement participé à son élaboration, puisque ce sont  Jack Thorne et John Tiffany qui sont totalement à l’origine du projet. Voilà, c’est dit !
Sachant cela, j’ai naturellement commencé ma lecture un peu à reculons, sachant que je ne retrouverai pas le schéma narratif propre aux autres tomes d’Harry Potter qui ont bercé mon enfance et adolescence. De plus, j’ai honnêtement eu du mal à imaginer comment l’univers de J.K Rowling pouvait être retranscrit au théâtre, cet univers si riche tout droit sorti de son imagination foisonnante. Cependant, je me suis tout de même ruée sur l’e-book en bonne impatiente que je suis, et cette lecture – si elle est loin d’avoir été parfaire, a été une bonne découverte tout de même.

Cette bonne découverte a quand même été longue au démarrage. En effet, ce format théâtral et non narratif m’a prise au dépourvue pendant les premières pages, et je le trouve un tantinet impersonnel. Il est dur de s’attacher à des personnages auxquels nous n’avons ni description physique ni mentale (on sait à peine ce qu’ils ressentent sur le moment), et surtout, on doit se contenter de la description de début de scène pour s’imaginer un peu les lieux où se déroule l’histoire. Il est très dur d’oublier les tomes précédents, où l’on avait l’habitude de suivre les pensées des personnages et leurs péripéties grâce aux narrations détaillées de l’auteur. J’avais plus l’habitude de l’écriture fluide et imagée de J.K Rowling, qui nous faisait imaginer en une phrase la chaleur de la salle commune de Gryffondor avec son feu de cheminée et ses fauteuils confortables, par exemple. J’ai donc trouvé ce schéma très pauvre, mais il faut garder en tête que ce n’est que le script, ce qui laisse donc la plus grande place à notre propre imagination. Le récit nous offre, en outre, le détail des effets spéciaux sur scène, et ils m’ont carrément donné envie d’aller voir la pièce pour voir de quoi ils avaient l’air ! Nul doute que cela vaut le coup d’aller la voir.

En ce qui concerne l’intrigue, je dirais qu’elle tient la route. Les actions s’enchaînent aussi vite que les pages (comme, bah… y’a pas de descriptions), et cette problématique du Temps et des effets désastreux que certains petits changements mineurs du passé peuvent avoir sur le futur m’a fascinée. Les scènes avec certains anciens personnages m’ont donné chaud au cœur ou m’ont émue, et les nouveaux personnages sont, pour certains, TERRIBLEMENT attachants ! Par « certains », je veux surtout parler de Scorpius Malefoy, le fils de Drago, qui est tout l’opposé de son père : drôle, doux, aimant, fidèle en amitié… parce qu’il en faut, du bon caractère, pour supporter les petites crises existentielles de son ami Albus, le fils de Harry et de Ginny.

En continuant sur les points négatifs, certains personnages m’ont littéralement saoulée (Ron qui a le Q.I d’une moule avariée et passe pour le relou de service, Harry que j’ai du mal à reconnaître tant il est parfois éloigné du caractère du Harry original…). Cependant, je crois que l’on peut mal juger des personnages de théâtre en ne voyant que le script, et j’espère que le jeu des acteurs saura rattraper un peu le niveau médiocre de certaines personnages.

Pour être honnête, même si l’histoire est imparfaite mais bonne, pour moi, The Cursed Child ne sera en aucun cas la suite du septième tome, car je crois que toutes les bonnes histoires doivent avoir une fin. Cette histoire-ci comporte trop de défauts pour que je la considère canon à tout l’univers, et elle est à mes yeux plus une fanfiction validée par la queen qu’autre chose. Elle vaut tout de même le coup d’être lue, si vous voulez passer un bon moment dans votre univers préféré.

 

13/20

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